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2007-08 – Fiche méthodologique réactualisée le 29 novembre 2007 pour les GFA

 

L’épreuve de littérature de jeunesse, si nous nous basons sur les témoignages des PE1 de la session 2007, parmi lesquels certain(e)s sont cette année en GFA, réserve souvent des surprises. Les questions du jury ne sont pas forcément celles qui sont attendues, quand on a longuement préparé l’épreuve, sur un texte que l’on connaît à fond. Le jury étant composé non de formateurs IUFM, mais de praticiens et d’inspecteurs (c’est-à-dire l’employeur) il est normal que des questions parfois très précises soient posées sur les conditions concrètes de l’enseignement de la littérature de jeunesse dans les classes. D’où l’importance des stages, et d’un minimum de connaissances techniques dans ce domaine.

Une fiche est consacrée à cet aspect sur mon site, et il vous appartient de l’enrichir.

Cela dit, il y a aussi toute l’importance de l’exposé, où vous pouvez exceller par la qualité de votre lecture (y compris la lecture à haute voix), mais aussi la maturité et la richesse de votre questionnement personnel. La culture personnelle, la maturité intellectuelle sont des qualités qui se construisent, et qui « rayonnent ». Elles font la différence le jour J entre l’exposé plus ou moins appris par cœur, quand il n’est pas récupéré dans des annales ou sur le net.

Voici quelques pistes de travail :

 

Les listes conseillées

Choix du passage à lire

Le débat interprétatif

Biographie des auteurs

Comment résumer ?

Contes patrimoniaux

Pour quel public ?

L’enfant lecteur

Le maître et la morale

Les choix de l’éditeur

Les réseaux

Observer la langue

Définir le genre

Parler

Produire des textes ?

 

 

La liste conseillée

Si votre ouvrage y figure, signalez-le tout de suite. Il est probable que le jury ait le document d’accompagnement avec les résumés sur sa table. Il s’y reportera au besoin, et comprendra mieux votre exposé.

Même si ce n’est pas dit officiellement, il vaut mieux choisir un ouvrage de la liste, sachant que celle-ci vient d’être renouvelée pour le cycle 3, et enrichie d’une liste pour le cycle 2, ce qui augmente encore les possibilités. De plus, vous  pouvez continuer de choisir parmi les anciens titres, même s’il n’apparaissent plus dans la nouvelle. Ce vendredi 30 novembre, le quotidien Le Monde rend compte de la nouvelle liste pour le cycle 2. Lire un extrait de l'article.

 

Biographie de l’auteur 

Ne pas s’y enliser, et surtout bien cibler. Ce qui peut compter, c’est la génération de l’auteur, ou son degré de notoriété, ou encore sa nationalité. Par exemple, il n’est pas indifférent que F.K. Waechter, auteur allemand du Loup rouge, ait été marqué, jeune, par la seconde guerre mondiale, et qu’il soit l’auteur dans les années 70 d’un « anti-Struwelpeter », mais je n’en dirai pas plus, puisque je vous propose Le loup rouge parmi les ouvrages recommandés pour le devoir.

On ne retient de la biographie que les aspects directement pertinents pour l’exposé. On vérifie aussi s’il s’agit d’une traduction. Et quand on peut se procurer le texte original, ou confronter diverses versions, cela peut être passionnant. Voir les contes d’Andersen, voir aussi Remue-ménage chez madame K, de Wolf Erlbruch (Milan) , qui constitue un intéressant cas de figure.

 

A quel public l’ouvrage s’adresse-t-il ?

Voilà une des questions clés de la littérature de jeunesse : celle de ses destinataires. Le document de cadrage précise que vous devez indiquer le niveau auquel vous vous adressez. La liste officielle y aide, si votre texte en fait partie. Mais attention, cela ne suffit pas. Il faut alors y avoir un peu réfléchi.

Une œuvre forte ne « parle » pas seulement aux enfants, mais aussi aux adultes que nous sommes… ou plus subtilement, elle parle à l’enfant qui continue de sommeiller en nous.

A plusieurs reprises, l’an dernier, j’ai pu constater à quel point des œuvres de jeunesse apparemment anodines avaient le pouvoir de déclencher auprès des PE qui les avaient choisies, et travaillées, de fortes émotions.

Mais dans votre préparation, il faudra bien faire la part des choses. Prendre le risque d’être personnellement interpellé(e) – c’est alors la preuve que le texte littéraire a atteint son but – mais aussi maîtriser l’émotion, et être capable de passer à un autre niveau du questionnement : ce texte, en quoi peut-il « parler » aussi à des enfants. Et il s’agit bien alors aussi, d’une interprétation existentielle, et pas seulement d’une préoccupation pédagogique.

 

Choix de l’éditeur 

La prise en compte de ce choix peut vous permettre, justement, de prendre de la distance et de vous mettre en posture d’analyse.

Il faudra donc  vous documenter sur les choix éditoriaux de la maison d’édition et de la collection d’où est tiré votre ouvrage (public ciblé, profil de lecteur, présentation matérielle du livre, en incluant la typographie, le format, etc).

Par exemple, les choix éditoriaux de l’Ecole des Loisirs ne sont pas exactement ceux de Rue du Monde ni de Bayard. Essayez, avec la liste, de faire le point sur les divers éditeurs présents dans le champ. Ils ont toujours un site internet, qui explicite leur choix.

Rue du Monde a sorti en 2005 un double album : Sous le grand banian de J-C. Mourlevat et N. Novi, et Comment un livre vient au monde, de A. Serres (directeur de la collection) et Zaü, le second album racontant l’histoire de la naissance du premier.

 

Conte, nouvelle, roman, album ou autre genre littéraire ?

Il faut aussi soumettre l’œuvre que vous présentez à la théorie des genres. Le classement dans le document d’accompagnement y aide, mais ne suffit pas. Documentez-vous sur les règles des genres les plus connus : le conte, la fable, la nouvelle, le roman, le récit de vie, la poésie, le théâtre, etc.

S’agissant des contes, il serait bon d’acquérir quelques notions sur la catégorie du merveilleux, qui est une notion technique.

Surtout, ce qui fait parfois défaut à des exposés antérieurs, c’est une sensibilité aux résonances imaginaires des textes. Vous ne pouvez pas ignorer la notion d’archétype, ou de personnage archétypal. Sur mon site, j’ai consacré des pages à ces aspects. Voyez par exemple les analyses de Anderse, La petite fille aux allumettes, ou la légende de Saint Nicolas.

Reprenez vos manuels d’histoire littéraire du lycée (ils comportent parfois des index ou des glossaires). Dans toutes les bibliothèques, vous trouverez en usuel divers dictionnaires des littératures ou des formes littéraires. Pour la BD et les albums il existe des ouvrages spécifiques. Un cours magistral a été donné cette année sur l’illustration (Mme Weber). Peut-être pouvez-vous vous procurer des notes. Sinon, un excellent ouvrage de base est paru l’an dernier : Images des livres pour la jeunesse, Lire et analyser sous la direction de A. Lorant-Jolly et Sophie Van der Linden, éditions Thierry Magnier, CRDP de Créteil (28 euros).

 

 

Choix du passage à lire 

C’est important. Il doit vous servir à fonder votre problématique, et les principales idées de votre exposé. Il n’y a pas d’approche littéraire sans prise en compte du texte. Beaucoup plus efficace que de digresser sur les réseaux. Attention : ceci ne veut pas dire que l’exposé est une explication de textes d’un petit extrait (modèle bac de français). Le texte de cadrage précise que vous devez faire état d’un capital de lectures en intégrant une idée de progression de la maternelle au cycle 3. En clair, on part du texte, et on va vers l’ensemble de l’ œuvre, puis vers d’autres lectures, en intégrant cette démarche dans une argumentation, qui structure le tout.

 

Comment résumer ?

Brièvement, bien sûr. Et en employant des temps verbaux appropriés à la communication orale, donc pas le passé simple. Entraînez-vous à cet exercice pas facile ; certains s’emberlificotent dans une narration incompréhensible. Or il y a des repères : qui ? où ? quand ? qui ? quoi ? l’état initial, l’état final, et qu’est-ce qui s’est passé ? le tout ne devant pas durer plus d’une minute !

On remarquera que les petites notices du document d’accompagnement contiennent parfois de menues erreurs !

 

Problématique et annonce du plan

Qui a dit que faire des notes de synthèse, ça ne sert à rien ? Un bon exposé de LJ est un exposé problématisé, comme tout exercice de concours.

Dans la même logique, on construit une introduction et on annonce le plan.

Que vous le fassiez scolairement en énonçant problématique et parties dans l’ordre, ou de manière un peu spontanée, peu importe. Cette qualité de structuration de votre exposé comptera beaucoup dans son efficacité, donc pour la note.

 

L’enfant lecteur

Il sera constamment à l’horizon de votre exposé, dans une perspective de développement : le tout de l’humain est déjà présent en gestation dans l’enfant qui lit, mais il n’en est pas encore conscient.

Les textes présentent aussi des difficultés de lectures « techniques » : complexité de la syntaxe, richesse du lexique, et surtout étendue des inférences.. Ces niveaux de difficulté ne sont pas expliqués dans le documente liste, mais dans « Lire et écrire au cycle 3 », autre document d’accompagnement qu’il faut connaître. Se dire que l’enfant lecteur du CM a déjà une histoire. Et les modalités au cycle 3 sont variées (de l’extrait travaillé collectivement en classe à la lecture cursive en autonomie).

 

Les réseaux

Ne vous perdez pas dans les réseaux… au besoin laissez venir les questions du jury. Si le réseau consiste à « resservir » celui qui figure déjà dans le document d’accompagnement, quel est le bénéfice ? C’est d’ailleurs pour empêcher cette dérive que désormais l’exposé doit être fait sans notes. Il vous sera donc de toutes façons impossible d’énumérer force titres et auteurs sous forme de catalogues. Seul comptera le réseau modeste, limité, de vos lectures, mais celui-là, au moins, vous appartient.

Il y a les bons réseaux et les mauvais. Vous ne vous tirez nullement d’affaire en évoquant ceux qui sont parfois explicitement indiqués sur les quatrièmes de couverture… sauf si vous avez eu la curiosité de lire ces ouvrages, ou au moins de les feuilleter. Des réseaux plus  porteurs tiennent compte du questionnement existentiel (souvent aigu chez un enfant), des constantes de l’imaginaire, bref de la vie intérieure et spirituelle  de l’enfant. Et dans ce cas, vous pourrez faire des rapprochement inattendus, et qui intéresseront le jury, davantage que d’autres récits du même auteur.

Mais certains jurys auront aussi, une conception étroite, simplement thématique voire anecdotique des réseaux.. Il peut s’agir d’albums à base des mêmes personnages (ex : l’ours) ou d’axes analogues (par exemple : grandir). Dans ce cas, dites-vous que le repérage des différences est toujours plus intéressant qu’un simple rapprochement. Les loups de Solotareff sont très différents de ceux de Geoffroy de Pennart, et il est passionnant d’essayer d’analyser cette différence. Pour les réseaux fondés sur l’imaginaire, à mon avis les plus riches, car porteurs de rapprochements inattendus, voir les traces de cours sur le site : « Pourquoi faut-il connaître les contes du patrimoine » et la notion d’archétype.

Voyez aussi la texte de cadrage, qui précise bien que le candidat doit fournir la preuve de lectures plus étendues que l’extrait et l’œuvre dont elle est tirée ; les réseaux sont explicitement mentionnés comme question possible, mais dans la partie « entretien » ; raison de plus de ne pas en faire l’essentiel de l’exposé.

 

Parler

Cet enjeu remet au centre la didactique de l’oral. Dans ses plus récents développements (groupe Oral Créteil, Le Cunff et Jourdain, Grandaty, dans un texte en ligne souvent utilisé en PE1, et un texte de Halté donné au concours en 2006), celle-ci se rapproche de l’écrit par la longueur des prises de parole (on sort alors du simple échange conversationnel), par le repérage des conduites discursives (raconter n’est pas exposer ; expliquer n’est pas argumenter ; lire à voix haute n’est pas parler, etc). Organiser un débat autour de lecture(s), c’est se donner une « culture commune » (voir Grandtay, si vous avez travaillé sur ses textes en note de synthèse).

Ici peuvent apparaître des questions professionnelles de terrain. Quelles sont les pratiques scolaires qui mettent en scène les textes littéraires (le rallye lecture, la ronde des livres, les exposés, les affichages, le carnet de lecture, animations de BCD,  etc.) Interrogez à ce sujet les maîtres d’accueil de stage et les PEIMF intervenant dans les formations). On ne vous demandera en principe que de nommer ces pratiques, et de les décrire seulement si vous en avez fait l’expérience, et dans ce cas seulement de façon sommaire.

 

Le débat interprétatif

Est un des axes forts du programme de littérature à l’école primaire, et sans doute sa justification ultime. La liaison avec le « débat réglé » est parfois possible, notamment pour tous les récits qui engagent une réflexion sur le comportement social et les valeurs. Il vous faut donc être bien au point sur les concepts de « compréhension » et d’ « interprétation », abordées normalement dans les cours « tronc commun » de français. On peut distinguer la « signification » du texte, et son « sens ». La signification met en jeu la subjectivité de l’enfant lecteur, elle relève donc de l’interprétation, parfois appelée « compréhension fine », à base d’inférences que le jeune lecteur est capable de faire à partir de son expérience d’enfant. Le « sens » quant à lui met en jeu les structures objectives du texte, il relève donc de la compréhension.

 

Citer des contes connus du patrimoine

Encore une façon plus astucieuse de montrer que vous n’êtes pas rétifs à la pratique fortement légitimée des « réseaux ». Ici le réseau éclaire votre lecture (et celle des enfants), il n’est pas un but en soi ! Et tout PE1 doit connaître autrement que par le titre des contes qui font le terreau de notre culture (dans l’ordre chronologique : Perrault, les frères Grimm, Andersen).

 

La régulation du maître : réfléchir aussi à la « morale » des histoires…

Avec des enfants, on croit parfois bien faire en utilisant les contes, voire une bonne partie de la LJ, comme ressource pour « faire de la moral » (succédané de religion ?) … mais attention ! Le jury n’appréciera pas beaucoup s’il s’aperçoit que vous en restez vous-même à cette lecture naïve! Les contes, en général, ne défendent pas d’enjeux moraux, au sens trivial, mais plutôt des « valeurs » légitimées par un ordre social, ce qui est un peu différent : par exemple : qui doit devenir roi ? l’aîné ou la cadet ? Les interprétations des contes s’enrichissent si vous intégrez la perspective psychanalytique : voir Bettelheim (perspective freudienne) ou Bachelard (perspective jungienne[1]). Certains jurys pourront apprécier de telles ouvertures.

Quant aux fables, celles de La Fontaine par exemple, elles ne sont morales qu’en apparence, beaucoup plus souvent ironiques, voire cyniques. Gardez-vous des exemples sous le coude ! Le maître gagne à orienter le débat interprétatif de manière précise, en ramenant aussi les enfants lecteurs à la « lettre » du texte. L’observation réfléchie de la langue, à partir du texte littéraire, prendra alors du sens. Voir ci-dessous.

Sur la façon parfois surprenante par laquelle les enfants entrent dans la morale des histoires, il faut absolument lire la fameuse critique des Fables de La Fontaine, menée par Jean-Jacques Rousseau.

 

L’observation réfléchie de la langue

Le jury appréciera une ou deux « observations » précises. C’est le moment de montrer que vous avez compris l’enjeu de l’ORL.

Se servir de n’importe quel récit de jeunesse pour apprendre le passé simple n’a pas grand intérêt, même si bien sûr on peut le faire. Mais les remarques plus pertinentes montreront que la prise en compte de la « lettre » du texte en éclaire le sens, ou la signification. Le sens : dans la nouvelle de Béatrice Beck intitulée L’île dans une bassine d’eau, l’épisode du bouleversement de la petite société insulaire permet de relever un premier vocabulaire politique, dont l’exposé donne une liste indicative, sans doute pas exhaustive. La signification : que le petit roi s’appelle Irli alors que sa maman s’appelle Irline, sans compter le rapprochement avec le mot « île » n’est peut-être pas le fait du hasard…Il y a certainement d’autres remarques de langue à faire dans cette recherche d’un approfondissement de la lecture littéraire…Par exemple l’expression « presque bon », qui termine le récit : quelles manipulations permet-elle / ne permet-elle pas pour bien la comprendre ? Essayez !

 

Toutes les idées de production de textes à partir de la LJ ne sont pas bonnes !

Les textes de cadrage disent : donner aux enfants les premiers éléments d’une culture littéraire. Les productions de texte à partir des lectures gagnent à se fonder sur l’aspect littéraire des textes lus et pas seulement sur le scénario narratif. La sempiternelle idée : « imaginer la suite » n’est pas une bonne idée (voir ci-dessous). Sauf exception, comme toujours, mais alors il faut argumenter.

La production du texte littéraire est le pendant d’une lecture collective, en classe. Le carnet de lecture (question récurrente des jurys) pourrait être le pendant de la lecture cursive et individuelle. En stage, documentez-vous sur les formes et les usages possibles de ce carnet.

Aux idées de production qui ne tiennent aucun compte de l’aspect littéraire de l’œuvre, s’ajoutent celles qui la trahissent ! Par exemple « imaginer la suite » pour un récit littéraire dont la signification tient tout entière dans la fin que l’auteur lui a assignée. C’est le cas de la nouvelle de Béatrice Beck puisque toute l’histoire semble signifier qu’il  n’y a pas d’au-delà possible dans une vie d’homme au « devenir presque bon »… De même La clé d’or, ce conte des frères Grimm, extraordinaire par sa force et sa brièveté (c’est le dernier de la sélection faite par Marthe Robert) ne peut pas être continué, puisque justement l’émerveillement procède de l’attente de l’ouverture du coffre, et non pas de son contenu donné, si extraordinaire soit-il…

Pour expliciter, traduire en proposition discursives cette interprétation, comme je viens de le faire, il faut être un lecteur adulte, cultivé, voire frotté d’un zeste de philosophie. Mais bien guidés, certains enfants y parviennent intuitivement, et des exercices scolaires imposés ont alors pour effet de détruire cette intuition. Vraiment dommage !

Une piste de production qui risque moins de porter atteinte au texte littéraire peut être la reprise, paraphrasée, avec d’autres personnages, de certains épisodes répétitifs. Voir un album emblématique de ce point de vue : Bon appétit Monsieur Lapin, de Claude Boujon. On peut aussi, parfois, sans dommage pour l’œuvre, aider les enfants à écrire un passage manquant dans le récit (chantier abandonné par l’écrivain sous forme d’ellipse). La production des enfants va investir ce « blanc » du récit (= apprentissage pratique d’une caractéristique du texte littéraire, en évitant toute systématisation théorique hors de propos au cycle 3)

Dans tous les cas, ces travaux de production ne seront pertinents que s’ils permettent à l’enfant de devenir un meilleur lecteur de ce texte littéraire.

 

En plus de cette fiche technique, vous pouvez aussi consulter mon introduction au cours de l'an dernier (06-07), qui comporte des liens vers d'autres ressources.

 

Propositions de travaux.

 

En décembre 2006, j’avais proposé à mes groupes un devoir sur la nouvelle de Béatrice Beck : L’île dans une bassine d’eau. Les droits d’auteur ne me permettent pas de mettre le texte en ligne, mais il est facile à trouver dans le recueil qu porte le titre de cette nouvelle (L'école des loisirs, coll. Neuf). En revanche, le corrigé est à votre disposition, sachant que même dans la forme, c’est un exemple, à confronter avec d’autres propositions de formateurs, voire des annales.

En vous aidant en plus de la présente fiche méthodologique, sans oublier le texte officiel de cadrage, essayez de construire par écrit un exposé conforme à toutes les exigences du concours. Joignez un extrait photocopié du passage que vous aurez choisi pour la lecture à haute voix.

Je vous encourage fortement, si vous en avez la possibilité, à faire ce travail par deux ou par trois : l'expérience a appris que les chances de réussite au concours augmentent si on s'y prépare en équipe ou en binôme.

Vous pourrez rendre aussi une cassette ou un CD audio, si vous voulez évaluer votre lecture à haute voix.

A rendre si possible au retour des vacances de Noël, si vous souhaitez une correction individualisée… dans un délai raisonnable.

S’agissant d’exercices d’entraînement, dont les corrections seront mutualisées, votre choix portera obligatoirement[2] sur une des œuvres suivantes :

 

-  ANDERSEN : idem

-  BRISOU-PELLEN Evelyne : Deux graines de cacao, Hachette Jeunesse

-  CAPOTE, L’invité d’un jour (Gallimard Jeunesse)

-  CHABAS, Trèfle d’or (Casterman)

-  CONDE Maryse, Rêves amers, Bayard Poche

-  DESARTHE, Comment j’ai changé ma vie (L’école des loisirs)

-  ERLBRUCH, Remue-ménage chez madame K (L’école des loisirs)

-  Frères GRIMM : idem

-  JOUANNEAU / LE PAVEC : Mamie Ouate en Pâpoasie : comédie insulaire (théâtre)

-  LONDON, Construire un feu (Actes Sud)

-  MOURLEVAT: L’enfant océan, Pocket Jeunesse

-  OSTER, L’abominable histoire de la poule (L’école des loisirs) 

-  PERRAULT : tout conte au choix dans une édition de la liste conseillée

-  PLACE: Les derniers géants (Casterman), ou Grand ours (L’école des loisirs), ou  Siam (texte de D. Conrod)

-  PONTI : Ma vallée, Georges Lebanc, Okilélé,ou un autre album au choix (L’école des loisirs)

-  SOLOTAREFF : U, ou un album au choix

-  WAECHTER, Le loup rouge (L’école des loisirs)

-  Poésie : une œuvre de la liste conseillée de votre choix

Si besoin de conseils supplémentaires, vous pouvez me contacter :

 jean-marc.muller@alsace.iufm.fr

 



[1] Freud et Jung, un temps liés, puis divergents, sont les pères de la psychanalyse ; commencez par Wikipedia ( !), et continuez par l’Encyclopedia Universalis…

[2] ce sont des textes que je connais…si vous voulez que je vous rende ce travail dans un délai correct. Il est bien clair qu’il s’agit d’un exercice, même si rien ne vous empêche de retenir l’œuvre pour l’entretien.