Capes doc interne – 6 octobre  2010 – séance N°3

 

Après l’étude du dossier (voir les cartes mentales : document 1 - document 2 - document 3 - document 4)

 

INNOVATION et PÉDAGOGIE

 

Un plan possible :

 

Dans l’introduction, il faudra caractériser les documents en suivant la méthode préconisée, en veillant particulièrement à actualiser le dossier. Evitez les généralités purement rhétoriques.

 

-                     le document 1 donne un cadre général (le problème est posé à l’échelle européenne ; la formation est envisagée hors du cadre de l’école)

-                     le document 2 fournit un cadre conceptuel tout en insistant sur des valeurs permanentes de l’Ecole de la république

-                     le document 3 est en partie obsolète (une thèse qui porte sur les TICE en 1995)

-                     le document 4 : un BO de 2000 (où en sommes-nous avec les TPE en 2010 ?)

-                     le document 5, paru en 2010, redonne une actualité aux documents précédents.

 

Savoir historiciser un dossier (ou un texte du dossier) est une compétence attendue lors de l’épreuve

 

En suivant notre méthode secrète (je contextualise, j’apporte des concepts, j’identifie des perspectives pratiques, mais sans faire usage de ce métalangage), cela pourrait donner :

 

  1. Contrairement à une idée reçue, l’innovation est une nécessité, un INVARIANT non seulement à l’école (qui résiste) mais dans la société tout entière. Cette nécessité s’impose à tous, donc aussi aux pédagogues

 

A1 : l’expansion de la société de l’information et le risque inhérent de fracture sociale (doc.1 livre blanc )

A2 : toutes les sociétés innovent pour assurer leur survie (doc.2 Meirieu)

A3 : et l’école donc aussi : ici ont peut évoquer historiquement les moments 95 (TICE avant internet- 2000 – les TPE – 2010 l’éducation aux (nouveaux) médias : c’est un choc après l’autre

 

  1. A l’école, l’innovation ne peut se faire que SOUS CONDITIONS : elle n’est pas un but en soi ; elle doit se soumettre à des valeurs fondatrices de la pédagogie dans l’Ecole de la républiqque

 

B1 : ces conditions sont énoncées par Meirieu (doc.2) en termes poliques et éthiques (ici les résumer)

B2 : des savoirs proliférants qui mettent l’accent sur les contenus scientifiques, poussent à dépoussiérer le concept de culture générale, encouragent à changer les méthodes (doc1)

B3 : implications pédagogiques qui modifient les rapports au savoir, les postures professionnelles, font plus de place aux « usages » (doc.3 décrit les mutations générées, doc.4-5 sont des réponses institutionnelles)

 

  1. Cette double nécessité inspire les choix institionnels ; elle inspire les contenus éducatifs ; elle guide les comportements des acteurs dans les établissements (dont les documentalistes)

 

C1 : ici il n’est pas interdit de sélectionner dans ce dossier qui date ce qui est actuel : Meirieu revendique de la liberté pour les équipes, une bienveillance de la hiérarchie, mais le thème le plus porteur en 2010 pourrait être l’articulation de l’innovation pédagogique et de la recherche

(doc2)

C2 : savoir saisir dans le doc.3 ce qui est déjà porteur : le développement prévu du média internet au-delà de ce que l’auteur pouvait imaginer, et de manière concomitante, la prise en compte des USAGES par les élèves (= une articulation forte entre innovation et pédagogie : c’était le thème du précédent sujet !)

C3 : les idées d’INCLUSION[1] (concept anglo-saxon), de « voie traversante » , de « référentiel de compétences » inscrites dans le retour de l’EAM (doc.5) validées par un IG – terminer par le rôle du documentaliste (à un poste clé, par les TICE certes, mais par les possibilités humaines de liaison entre innovation et pédagogie, dans le cadre limité d’un établissement et de la formation initiale

 

(en conclusion, le correcteur peut apprécier un certain réalisme professionnel).

 

 



[1] Voir le sujet 2008 sur le handicap à l’école, autour de la loi de 2005.