Fiche technique : outil pour concevoir des séances formant une séquence (à mettre en lien avec la notion de progression)

Tâche principale

Les phases :

L’enseignant révise ce qui a été appris la semaine précédente, pour obtenir la centration des enfants sur l’activité, qui porte ici sur le matériau sonore – puis il énonce l’objectif de la semaine (exemple : les mots sont constitués de morceaux plus petits, qu’on va pouvoir compter). Il explique ensuite la consigne de la tâche à réaliser, en la faisant répéter par des enfants. Il fait traiter sous son contrôle des exemples pour évaluer si la consigne est comprise. On voit ici importance méta (métacognition = métalangage ; par exemple les « syllabes » (le « morceaux » sont nommées comme telles

Tâche de transposition

La tâche de transposition vise la même compétence cognitive que celle de l’activité principale, mais on en fait varier un paramètre (structure de la tâche, matériel, contenus, quantité d’information, consigne). La visée c’est permettre aux élèves de se rendre compte que l’apprentissage n’est pas seulement lié à une situation et à un dispositif précis.

Au terme de ces deux phases : une réflexion MÉTA : les élèves sont invités à reformuler une règle qui rend compte de ce qui a été appris (pas en termes de norme institutionnelle, mais comme reformulation en langage oral d’un fonctionnement, d’une procédure, d’une précaution à prendre (par exemple : le nombre de syllabes dans un mot n’a rien à voir avec la taille de la chose qu’il représente

 

Tâche de transfert

On donne aux élèves des occasions de particulariser l’usage des compétences nouvellement acquises, à travers d’autres tâches, certaines étant suivies par le maître, d’autre fonctionnant hors de son contrôle direct. Par exemple découper dans un catalogue des images qui représentent des mots contenant X nombre de syllabes. Ou encore trier les cartes par catégories, en fonction de la syllabe contenue dans le mot correspondant à la carte. Les élèves verbalisent ces tâches et avant de s’y lancer la possibilité de les mener à bien (aspect MÉTA). La généralisation permet l’automatisation progressive, ce qui libère des connexions neuronales disponibles pour traiter des problèmes cognitivement plus complexes.

 

Inspiré de l’ouvrage Phono, Développer les compétences phonologiques, GOIGOUX, CEBE, PAOUR, Hatier