L’épisode dit de la « femme adultère » dans l’Evangile de Jean[1][2]

 

7,53

Ils s’en allèrent chacun chez soi

 

8,1

et Jésus regagna le mont des Oliviers.

8,2

Dès le point du jour, il revint au Temple et, comme tout le peuple venait à lui, il s’assit et se mit à enseigner.

8,3

Les scribes et les Pharisiens amenèrent alors une femme qu’on avait surprise en adultère et ils la placèrent au milieu du groupe.

8,4

« Maître, lui dirent-ils, cette femme a été prise en flagrant délit d’adultère.

8,5

Dans la loi, Moïse nous prescrit de lapider ces femmes-là. Et toi, que dis-tu ? »

8,6

Ils parlaient ainsi dans l’intention de lui tendre un piège, pour avoir de quoi l’accuser. Mais Jésus se baissant, se mit à tracer du doigt des traits sur le sol.

8,7

Comme ils continuaient à lui poser des questions, Jésus se redressa et leur dit : «  Que celui d’entre vous qui n’a jamais péché lui jette la première pierre. »

8,8

Et s’inclinant à nouveau, il se remit à tracer des traits sur le sol.

8,9

Après avoir entendu ces paroles, ils se retirèrent l’un après l’autre, à commencer par les plus âgés, et Jésus resta seul. Comme la femme était toujours là, au milieu du cercle,

8,1

Jésus se redressa et lui dit : Femme, où sont-ils donc ? Personne ne t’a condamnée ? »

8,11

Elle répondit : « Personne, Seigneur » et Jésus lui dit « Moi non plus, je ne te condamne pas : va, et désormais ne pèche plus. »

 



[1] La traduction est celle de la TOB : cette « traduction œcuménique de la Bible » fait autorité dans les églises catholiques et réformées depuis 1972. Réalisée par des exégètes reconnus en dehors des institutions religieuses, elle donne toutes les garanties scientifiques. Mais de ma part, c’est aussi un choix, car j’aurais pu, dans un esprit de laïcité pur et dur, opter pour une traduction plus neutre, comme celle de la Pléiade. Mais j’ai considéré que la prise en compte du texte sous la forme que connaissent aussi les croyants est partie prenante du fait, que le cours se propose d’étudier.

[2]