CAPES DOC – Séances du 11 et du 18 octobre 2006

 

contexte : formation CAPES doc interne 06-07

 

Le sujet de référence est le dossier de synthèse donné à l’épreuve de CAPES doc interne de 2006.

 

Il fallait « rédiger une note de synthèse dégageant une problématique d’ensemble » (3 pages maximum).

 

Voir le travail effectué le 11 octobre 2006.

 

Séance du 18 octobre

 

Construire la note de synthèse

 

Cette page de mon site personnel est inséparable du travail mené ensemble au cours de l’après-midi.

 

Plan possible

1.                       Aujourd’hui les réseaux se sont imposés partout, mais ils recouvrent des réalités très différentes qu’il faut penser…

 

2.                       Cependant la traduction  de cette technologie proliférante  en projets pédagogiques reste problématique. Les questions gravitent autour de deux axes :

 

-  technologique : les mutations sont-elles essentiellement déterminées par la technologie ?

-  culturel : les technologies des réseaux génèrent-elles des pratiques culturelles inédites ?

 

3.                       Même si on ne peut encore trancher sur le fond, lLe dossier ouvre donc aussi des perspectives pratiques prometteuses.

 

 

Plan détaillé 

 

1.                       Aujourd’hui les réseaux se sont imposés partout, mais ils recouvrent des réalités très différentes qu’il faut penser…

 

" d’un point de vue historique d’abord, et en dehors du monde éducatif, JLO montre que les réseaux existent depuis le début du XIX° siècle, mais qu’ils désignent des innovations très différentes, depuis la circulation des richesses jusqu’aux télécommunications et à l’internet, en passant par les transports, et ce dans des cadres idéologiques aussi très fluctuants…

 

" plus proche de nous et à l’intérieur du monde éducatif, même diversité.  Les réseaux se sont imposés par le haut, par directives ministérielles, comme une adresse mail pour tous les enseignants : c’est une question de management (Chaptal), mais aussi par le bas : une documentaliste peut réaliser et piloter dans son établissement un « intranet » (Vidal)

 

" les enseignants  échangent sur des listes de diffusion ou sur des forums ; certains se voient proposer des stages sous forme de FOAD (Jaillet)

 

" comment penser cette diversité, pour dépasser le « sac de métaphores » (JLO) ; l’ouvrage de Marcon et Moinet (en ligne) fournit quelques clés. Il invite à penser d’abord séparément la technologie d’une part, les stratégies de ses promoteurs de l’autre. Du « network » à l’internet, on constate un développement exponantiel de la connectivité. Les possibilités de navigation hypertextuelle sont quasi sans limites. Mais les stratégies peuvent être très différentes. Certaines restent traditionnelles : mise à dispo de ressources sur le mode « client-serveur ». D’autres sont nouvelles, et induites par le bond technologique d’internet (protocole et intelligence distribuée). En faisant référence à   Wolton, les auteurs évoquent un « réseau non pensant qu’il va falloir penser ».

 

 

2.                       La traduction  de cette technologie proliférante  en projets pédagogiques reste problématique.

 

Ce débat se polarise autour d’un développement technologique suivant son propre cours, sans pensée, et les objectifs humains et sociaux, qui émergent difficilement. D’où une position critique fortement marquée.

 

" Chaptal (ancien directeur de l’ingénierie éducative du CNDP), tout en plaidant pour le travail coopératif entre enseignants rendu possible par internet commence par souligner le semi-échec des politiques ministérielles volontaristes.

 

" Vidal souligne les difficultés rencontrées pour faire accepter un projet intranet (scepticisme du proviseur, et collaboration inégale des collègues)

 

" c’est surtout l’article des Cahiers qui rend compte des difficultés et des résistances, à partir de 3 champs d’observation privilégiés :

·                  les listes de diffusion et les forums facilitent les échanges professionnels avec le double atout de la connectivité : communication + rapidité, mais en fin de compte, ce sont des informations qui circulent, non des savoirs qui se construisent

·                  la FOAD a comme principal intérêt de s’interroger à nouveaux frais sur les processus d’apprentissage…mais dans l’exemple cité, les stagiaires peinent à entrer dans cette démarche réflexive

·                  trivialement, c’est le manque de temps que les professionnels peuvent raisonnablement investir dans des réseaux maîtrisés qui est le principal problème

 

Malgré ces pesanteurs, les auteurs s’accordent sur un point. Le développement exponantiel des outils numériques a créé une situation nouvelle, faisant rétroagir les moyens sur les fins (Marcon et Moinet). Mais inversement, toujours en suivant ces auteurs dans leur conclusion, il se peut que les pratiques culturelles induites par la technologie intègrent celles-ci dans un espace humain qui lui donne du sens…

 

3.                       Le dossier ouvre donc aussi des perspectives prometteuses, même si « on est encore loin du compte » (Jaillet)

 

" dans le milieu enseignant, la tradition de la mutualisation des ressources existait, mais limitée à un champ restreint. Chaptal constate aujourd’hui le développement de ces échanges, grâce à la généralisation des outils collaboratifs.. Il évoque la supériorité de l’intelligence collective affranchie des contraintes de proximité…

 

" idem, le projet d’intranet, conduit par une documentaliste en lycée agricole, articule la conception virtuelle  des réseaux avec le développement bien réel de la convivialité et des échanges internes à un établissement et un district local. L’intranet, tout en étant ouvert et accessible de l’extérieur permet de communiquer avec des élèves éloignés du lycée, stimule la curiosité des élèves, en aidant à domestiquer l’invasion d’internet (logique du flux), et revalorise les ressources propres du CDI (logique du stock).

 

En conclusion, une mutation culturelle est peut-être en marche d’après les auteurs de ce dossier. Elle ne se décrète pas, elle n’est pas linéaire (Chaptal), elle s’appuie tout compte fait sur des traditions, et le temps pourra jouer en sa faveur…

 

 

Comment construire l’introduction ?

 

 

Vor  la page PE1C de Colmar : la technique de l’introduction est la même.

 

A. Je précise la thématique commune aux pièces du dossier (= le commun dénominateur)

 

On évite les commencements « rhétoriques » du style : « Depuis des décennies voire des siècles, les hommes sont concernés par les réseaux… ». C’est joli, mais ça ne veut rien dire.

 

 Mieux :

 

Ce dossier invite à réfléchir aux enjeux éducatifs des réseaux numériques.

 

B. J’énumère les documents, en indiquant sommairement leurs références, dans un ordre qui a du sens

 

Voir le travail fait le 11 octobre

 

Par exemple :

 

" 3 apports d’experts (un point de vue historique, un apport d’un responsable institutionnel, une réflexion théorique de fond)

" 2 points de vue interne (une synthèse des réactions du milieu enseignant ; un témoignage pratique)

 

on ne donne pas les références exhaustives, mais seulement celles qui ont du sens par rapport à la problématique

 

C. La problématique : toujours sous forme interrogative

 

Les réseaux sont-ils voués à se développer sans pensée, générant de fortes résistances, ou s’agit-il d’une mutation culturelle lente ?

 

Variante

 

A lecture du dossier, on peut se demander si… (= une phrase déclarative avec une interrogation indirecte ; d’autres variantes rédactionnelles sont possibles)

 

D. Le plan

 

Si les réseaux se sont imposés partout, ils recouvrent des réalités très différentes qu’il faut penser . Cependant la traduction  de cette technologie proliférante  en projets pédagogiques reste problématique. Même si la prudence s’impose, le dossier esquisse quelques perspectives prometteuses…

 

On vite en principe des formulations trop scolaires : « nous allons montrer dans une première partie » " l’énonciateur n’est pas académique, ni professoral, mais professionnel