A propos des inférences,

quelques réflexions sur la lecture aux cycle 2 et 3

 

contexte : didactique de la lecture en formation PE2 : progression du cycle 2 au cycle 3 dans le prolongement de la séance du 16 février avec A. Pernoux, PREC - fiche reprise à l'intention des étudiants M1-groupe 1 de Colmar - avril 2011

 

Plan de cette fiche

 

Introduction

Définition du mot « inférence »

Le schéma heuristique

Commentaire du schéma

Questionner, ce n’est pas répondre à des questions

Les inférences dans la bande dessinée

Les inférences dans le dessin de presse

Deux dessins de presse étonnants

Retour à l’école élémentaire

Savoir « lire à la lettre »

 

Une bibiographie complémentaire (Anne Pernoux)

 

 

 Introduction

 

A l’occasion de notre travail sur l’expression théâtrale, à partir de l’album Une histoire à quatre voix de Anthony Browne, nous avons rencontré la notion théorique d’inférence.

 

Sur la Toile, plusieurs sites  consacrent des pages à cette notion complexe, parce qu’elle appartient à des champs différents : la philosophie et la logique, la psychologie et les sciences cognitives, la linguistique et la didactique. D’où des différences dans les approches, selon le point de vue que l’on adopte.

 

En ce qui nous concerne, deux champs très proches mais institutionnellement distincts font appel à cette notion.

D’une part l’apprentissage de la lecture au cycle 2 (avec l’opposition pointée par les textes programmatiques et des ouvrages de pédagogie entre « compréhension littérale » et « compréhension fine »).

D’autre part, la didactique de la lecture, à partir du cycle 3 : à ce niveau, on s’intéresse aux processus de compréhension des textes, le champ étant alors très ouvert, depuis la simple compréhension d’un texte fonctionnel jusqu’à l’interprétation d’un texte littéraire.

 

Les auteurs de référence que j’ai pu trouver sont N. CAMPION, D. MARTINS, et A. OUZOULIAS, et la canadienne J. GIASSON. Les trois premiers ont contribué à la construction du site « Télé-formation lecture » et leurs textes peuvent être téléchargés sur ce site, en cliquant sur « inférence » dans le moteur de recherche des notions abordées (interne au site).

 

http://www.uvp5.univ-paris5.fr/TFL/TFL.asp

 

  Ces auteurs ont un point commun : ils envisagent les processus d’inférence à partir de phrases et de textes. Leur démarche est donc linguistique. Mais il serait intéressant d’inclure dans une approche des inférences d’autres codes, essentiellement ceux de l’image. Dans un album, le travail inférentiel peut être stimulé par l’illustration. Quant à la bande dessinée, par définition, puisque la continuité narrative est le résultat d’une succession d’images segmentées, elle invite son lecteur à développer un constant travail inférentiel. C’est l’intérêt de l’extrait de Gianni RODARI, faisant l’éloge de la BD. Mais on trouvera aussi des analyses percutantes dans le petit ouvrage de Benoît PEETERS : Lire la bande dessinée, collection Champs, 1998, Flammarion.

 

Sur cette petite fiche, j’essaye d’apporter un peu de clarté et d’esprit de synthèse en retenant une définition et en reportant les approches des trois spécialistes sur un seul schéma heuristique.

 

Définition 

 

« Faire une inférence, c’est produire une information nouvelle à partir d’informations disponibles » (N. Campion)

 

Dans cette définition, on retrouve l’étymologie latine : in-ferre : « porter dedans » : on porte dans une suite d’informations disponibles une information nouvelle qui n’y était pas, mais que l’on peut déduire (plus ou moins) des informations déjà données.

 

Le schéma heuristique.

 

Commentaire du schéma

 

Le schéma se lit en commençant par l’histoire de la lecture.

 

L’entraînement à la lecture inférentielle est devenu, aujourd’hui, avec l’inflation des écrits, une compétence stratégique. Les stratégies de lecture anciennes visaient plutôt des lectures « intégrales ». Elles s’appliquaient par exemple à la correspondance privée, à la lecture littéraire (surtout des morceaux choisis), mais aussi à des écrits fonctionnels comme  la « liste de courses », ou encore les énoncés de problèmes en mathématiques. Ces stratégies sont faiblement inférentielles : la part des inférences, jamais totalement absentes, y est minime. En revanche dans les écrits plus récents, en particulier les rapports, les documentaires, les unes des journaux, et aussi les publicités,  la part d’inférences est beaucoup plus importante. A partir d’un titre de journal (toujours lu intégralement), je suis amené à reconstituer une information plus étendue, ce qui m’incitera ou non à lire l’article développé. Exemple ce titre trouvé sur la une du JDE du 14 décembre 2006 :

 

« Natation : les Bleues brillent à l’Euro » 

 

par une série d’inférences, j’en déduis qu’il s’agit d’une information sportive (inférence facilitée par la présence d’une photo de nageuse), qu’il s’agit de sport féminin (inférence linguistique, induite par le féminin), qu’il s’agit de l’équipe de France (un enfant sait qu’on la désigne par la couleur des maillots), et enfin qu’il n’est pas question de l’euro comme monnaie mais des championnats d’Europe fin 2006.

En transposant la théorie des inférences en lecture dans la langue des apprentissages, donc des programmes officiels, on retrouve une opposition familière (même si les concepts sous-jacentes posent problème) : compréhension globale ( ou macrostructurelle, ou parfois littérale), et compréhension fine (ou microstructurelle, ou parfois locale).

La compréhension globale / littérale est peu inférentielle. Soit la phrase :

« Laure Manaudou, 20 ans, a encore fait des étincelles dans l’eau, lors des Championnats d’Europe en petit bassin à Helsinki (Finlande) ».

Chacun des groupes de mots de cette information peut être reconnu (reconnaissance de mots), et la phrase peut être comprise : son « argument » c’est une nageuse, et son prédicat, c’est ce qui est dit de cette nageuse : elle « fait des étincelles » dans l’eau. Bien entendu, si j’en reste là, je ne comprends pas vraiment l’information. Au cycle 2, on s’arrangera pour donner aux enfants, dans les manuels, si possible des phrases où ce niveau de compréhension « littérale » permettra néanmoins d’accéder à la plénitude du sens, en choisissant, par exemple, les énoncés dans la vie quotidienne de l’enfant : « le hamster est sorti de la cage ».

 

Un examen rapide des titres de une de 2006 du Petit Quotidien, journal d’information destiné aux enfants du cycle 2 confirme cette règle d’écriture, adoptée par les journalistes. Le calcul inférentiel est réduit au minimum.

 

"Des tigres très rares sont nés en Chine"

"10 pandas géants sont nés dans un parc chinois"

"En Corse, les dauphins sont gênés par les bâteaux"

 

sont des titres où les inférences sont quasi absentes. Ils entraînent toutefois : "les pandas sont une espèce protégée" ; "la Corse est un île".

 

"Cet été, attention à ne pas polluer les plages" (22 juin) qui vient après "Aujourd'hui, une nouvelle saison commence : l'été" (21 juin) entraîne une inférence "prédictive" : "L'été est la saison des vacances" et "On ira peut-être à la mer".

 

Dans le domaine sportif, on prête aux enfants les mêmes calculs inférentiels que les adultes, le 1 juillet 2006 :

« Foot : les Bleus contre les champions du monde »

le calcul étant ici facilité par la photo montrant en gros plan, se souriant face à face, les visages familiers du brésilien Ronaldo et de Zidane. Mais pour un petit Américain du Nord, qui ne connaîtrait que les équipes de base-ball, cette une serait peut-être incompréhensible.

 

J’ai trouvé aussi :

 

« Demain, c’est Pâques, le jour des œufs » (15 avril 2006)

ou encore, dans le même journal, plus récemment

"Aujourd'hui, c'est le jour de la galette des Rois !" (dimanche 6 janvier 2008), pour l'Epiphanie...

 

où l’inférence, fondée sur l’expérience supposée des enfants, devra quand même être questionnée... si l'information inférée vise à installer chez les enfants une représentation pertinente de cette fête religieuse.

 

et enfin ce titre :

 

"Série sports d'hiver : le snowboard" (6 janvier 2006)

 

intéressant parce que pédagogique. Par inférence, le jeune lecteur va construire "snowboard" comme "attribut" d'un concept "sports d'hiver", à enrichir à l'aide d'autres éléments de la série. Sur le schéma heuristique, c'est une inférence logique, permettant de généraliser, c'est-à-dire de sortir les mots de leur isolement.

 

Dès le cycle 2 toutefois, à plus forte raison au cycle 3, les énoncés proposés pour l’apprentissage relèveront d’une compréhension « fine ». On augmentera la dose de calcul inférentiel. Dans l’accroche trouvée dans le JDE, l’adverbe «encore » introduit une contrainte linguistique : si Manaudou a « encore » fait des étincelles, c’est qu’elle en a déjà fait. Cette inférence, induite par la langue, donc non discutable, s’appelle un « présupposé ». Le « encore » a aussi une fonction de liaison ntre cette proposition concernant la nageuse, et celles qui précèdent, dans l’article, ou sur la une, ou dans des informations lues précédemment. On peut dire aussi que l’information, par inférence, s’insère dans un ordre de causalité. Si Laure a encore fait des étincelles, c’est que décidément elle est une championne. Et c’est par inférence aussi que, lecteur de cet article dans la rubrique sportive, je comprends que « faire des étincelles » est une expression au sens figuré.

 

A travers cet exemple, on constate que la différence est parfois difficile à faire entre les inférences quasiment imposées par la langue, et celles  qui procèdent  de connaissances encyclopédiques (ici ma familiarité plus ou moins grande avec le monde de la natation). D’où les trois types remarquables : la présupposition (autre exemple : depuis le 1° février, elle a cessé de fumer, ce qui présuppose qu’elle a fumé auparavant !), les inférences logiques (= fondées sur toutes les formes possibles de raisonnement : Laure a battu son record infère « Laure est fière », ce que confirme son sourire sur la photo), et enfin les inférences dites « pragmatiques » ou encore « culturelles » : ce sont les plus délicates, puisqu’elles dépendent de savoirs inégalement partagés entre les locuteurs. Même le JDE, s’adressant à des lecteurs jeunes, limite dans la mesure du possible ce type d'inférences. Il indiquera donc entre parenthèses, dans l’article sur les exploits de Manaudou,  pour Helsinki (Finlande) et pour Melbourne (Australie), ce que ne fera peut-être pas un journaliste de l’Equipe.

 

Favoriser le questionnement, ce n’est pas « répondre à des questions »…

 

La théorie de J.GIASSON, en dépassant le thème de ce schéma heuristique limité" à un seul phénomène, décrit le processus de la compréhension en général. Son idée force est que le lecteur ne va pas à la « pêche » au sens, mais qu’il le construit, en faisant interagir trois sphères : le texte, le contexte (au sens de situation de communication) et le lecteur. Voir sur le schéma heuristique la fonction d’élaboration de l’inférence. Autre idée importante chez Giasson : ce travail de construction du sens se fait par le recours à l’imagination. D’où l’importance, en didactique de la lecture, du questionnement : il s’agit de laisser d’abord les enfants émettre librement des hypothèses, et ce jeu est à l’opposé des pratiques habituelles : des « questions » posées par le maîtres, auxquelles les élèves sont sommés de « répondre » et que dans la foulée on « corrige… »

A noter, s’agissant d’un texte de presse, que le contexte est souvent précisé par un accompagnement iconographique : photo de presse, carte, infographie, etc. Surtout à l’ère des documents internet et multimédia, il faut élargir notre théorie de la compréhension en lecture à la prise en compte d’autres codes sémiotiques que la langue au sens strict du terme.

 

Nous en arrivons à la partie gauche du schéma, en passant par l’étymologie de « inférence » déjà  commentée.

 

Inférence et bande dessinée

 

Le texte de Rodari est un éloge de la bande dessinée, comme invitation permanente au lecteur à faire un travail inférentiel. Contrairement au cinéma qui peut maintenir une certaine continuité des plans à l’intérieur d’une même séquence, la succession des cases d’une bande dessinée est soumise à la loi de la segmentation, ce que démontre B.PEETERS à partir d’un exemple remarquable, qu’il prend dans Tintin au Tibet. Voici cette analyse :

 

« Observons par exemple cette chute spectaculaire du capitaine Haddock à l’aéroport de New Dehli. Il n’est douteux pour personne qu’il soit tombé, et nous jurerions même d’avoir vu cette image si le strip n’était là, sous nos yeux, pour prouver le contraire. C’est que l’habile construction de la scène et le souvenir d’autres albums sont parvenus à engendrer ce que l’on pourrait nommer une case fantôme, vignette virtuelle entièrement construite par le lecteur. »

 

 
trois vignettes retirées du site : attention au respect du droit d'auteur
 
 
Tintin au Tibet - Hergé - éditions Casterman - planche 9
 

 

 

Inférence et dessin de presse

 

D’autres inférences sont induites par les dessins de presse, passionnantes énigmes sémiotiques, dont le lecteur est invité à percer le mystère, en contextualisant le dessin à l’aide de l’information fournie par l’article, mais aussi en réactivant des images stockées dans la mémoire à long terme.

Ainsi dans ma mémoire de lecteur (assidu) du Monde, sur plusieurs années, le dessin de presse réalisé par Plantu à l’occasion du dessin de l’Abbé Pierre, le 27 janvier 2007, fait écho à celui donné le jour de l’arrestation de Saddam Hussein, le 16 décembre 2003. Dans ce dernier cas, la représentation du dictateur déchu en habit de Père Noël active, par inférence, une figure archétypale, celle de l’ogre sanguinaire, dont la figure du Père Noël (et plus nettement encore celle de Saint Nicolas) est l’inversion (et on mesure par là la portée iconoclaste du dessin !). En 2007, le dessin invite le lecteur à refaire le même travail inférentiel, mais cette fois dans un sens positif. La barbe de l’Abbé Pierre insère le personnage dans la lignée des « bons géants » (et peu importe que l’Abbé ait été en réalité plutôt un poids plume !). Il a été pour la France un « saint[1] » tutélaire, et sa barbe en forme d’Hexagone peut faire penser aussi à une grande figure unificatrice de l’Histoire de France : le bon empereur Charlemagne, à la barbe fleurie. Ces exemples, tirés par les cheveux (… ou par la barbe !) illustrent aussi une possible difficulté des élèves. C’est par l’imagination, et par le stock acquis de références culturelles (la mémoire à long terme) que se déclenche un tel travail d’inférences. Et le risque sera toujours pour un lecteur « bloqué » et/ou insécurisé d’en rester à l’interprétation littérale. Bien des lecteurs, enfants, mais aussi adultes,  ne décollent pas, ne voyant pas même … qu’il y a quelque chose à comprendre !

 

De ce fait, l’auteur de « caricatures » s’adresse toujours à un lecteur intelligent, c’est-à-dire un lecteur capable de faire des inférences. L’équipe de Charlie Hebdo, et ce n’est pas par hasard, se réfère souvent à l’esprit des Lumières. Par cet hommage en permanence rendu à l’esprit, elle ne saurait être accusée de blasphème, lequel est, profondément, la négation de l’esprit ! Mais c’est ce que la part la plus régressive des religions ne saurait justement pardonner. Paradoxalement, il est arrivé plus d'une fois dans l'histoire que les dessinateurs mettent leur talent au service de causes douteuses. Le quotidien La Croix, le plus aicien des quotidiens nationaux français, aujourd'hui irréprochable de ce point de vue, a connu naguère au moment de la fameuse "Affaire" ses pages noires truffées de dessins antisémites, qui firent condamner Dreyfus. Et il y a peu le président iranien en exercice a fait organiser un festival de la caricature antisémite. Dans ce cas, ce n'est pas l'art du caricaturiste qui est en cause, mais le préjugé qu'il soutient. Le préjugé est par définition un savoir transmis par endoctrinement, qui soustrait l'endoctriné à toute possibilité d'inférer. Ce sont les intégristes, ennemis jurés de inférences, qui imposent ainsi des lectures... intégrales.

 

Retour à la pratique en école élémentaire

 

On devine le chantier qui s’ouvre pour l’apprentissage de la lecture. Quels sont les supports de lecture qui entraîneront, le plus tôt possible, des enfants aux calculs inférentiels ? La littérature de jeunesse, certes, au premier rang, à condition de ne pas se limiter à des « lectures intégrales » de petits extraits, mais à faciliter la mise en relation des textes, dont des textes absents[2] matériellement pendant la lecture (pratique raisonnée des « réseaux »). Mais aussi éducation aux médias : peut-être pas les dessins de Plantu au cycle 2, mais un travail sur les titres de une, soit du JDE, soit de nos journaux quotidiens régionaux. Ces deux pistes ne s’excluent pas mais sont complémentaires.

 

 

Le savoir-lire « à la lettre »

 

Une dernière remarque, technique, devrait rendre ce petit exposé encore plus convaincant. La lecture « fine », inférentielle ne succède pas à la lecture « globale », littérale, comme si cette dernière n’était qu’une étape, destinée à être dépassée. Bien au contraire. Il me faut être attentif à ce –es de « Bleues », que je n’entends pas, pour inférer que la rubrique sport est consacrée, cette fois aux athlètes féminines. Ainsi la pratique des inférences ramène le lecteur à vérifier ce qu’il pense avoir compris, par un retour sur l’énoncé, où chaque composante est réexaminée. Cette relecture, attentive à la "microstructure", est le principe même de la lecture « littéraire », le mot venant du latin « littéra », c’est-à-dire «lettre »[3].

 

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[1] Une sainteté laïque et républicaine, sans préjuger de la canonisation, dont certainement l’abbé n’aurait pas voulu ! mais l’imaginaire collectif, ici activé par le dessin, le place très clairement dans la lignée, des saint Christophe, des saint Nicolas, et autres déités bienfaisantes. Elles survivent sans trop de mal au sein d’un christianisme certes monothéiste (ou plus exactement trinitaire) mais qui a depuis sa fondation, plutôt fait bon ménage avec les images. Voir à ce sujet, Régis DEBRAY, Vie et mort de l’image, Une histoire du regard en Occident, Folio essais, 1992.

[2] L’absence du texte peut parfaitement se limiter, dans bien des cas, à la page cachée non encore tournée. Albums et bandes dessinées des grands auteurs jouent sur cette ressource. Voyez chez Hergé, chez Jacobs,  l’art consommé de la dernière vignette de la planche de droite, jouant sur l’attente et la surprise, ce que fait en revanche très peu ZEP avec Titeuf, où le scénario, en général limité à une planche, a le souffle court.

[3] On trouvera dans l’article d’Ouzoulias en ligne sur le site TFL un écho de ces réflexion, Ouzoulias signalant qu’une lecture inférentielle n’est pas superficielle, ni rapide, mais toujours « intégrale », le lecteur étant tenu d’observer, de très près, à la loupe, les énoncés qui lui permettront de combler les « blancs » du texte.