L’expression « Juste parmi les Nations »

 

 

Timbre commémoratif de la cérémonie du 18 janvier 2007 de l'entrée des Justes de France au Panthéon.

L'arbre fait référence à une tradition en Israël : chaque fois qu'un Juste est nommé, un arbre est planté en son honneur.

Le concept de « Juste parmi les Nations » a, de tout temps, désigné les personnes non juives ayant manifesté une relation positive et amicale envers les Juifs.

C’est ainsi, par exemple, que la tradition rabbinique nomme le roi Cyrus de Perse pour avoir permis le retour en Judée des Juifs exilés.

Après la Shoah, l’expression a désigné ceux qui avaient sauvé des Juifs de l’extermination nazie.

L’expression est empruntée au Talmud qui, dans le Traité « Sanhédrin », souligne que « celui qui sauve la vie d’un fils d’Israël sauve le monde entier «  (105 a). Cette phrase, qui figure au revers de la médaille des Justes, est reprise dans le traité « Baba Batra » du Talmud de Babylone, pour désigner comme « juste » un homme qui avait sauvé de la mort une femme juive et qui, tombé gravement malade, fut épargné par Dieu à cause de son geste.

 

d’après le Quotidien La Croix du 17 janvier 2007