Un projet presse en maternelle ? mais oui, c’est possible !

 

contexte : prochain stage R3 du groupe PE2D de Colmar en cycle 1- sensibilisation à la 17° Semaine de la presse et des médias dans l'école - mars 2006

 

Possible oui, obligatoire non, et si vous vous lancez, à faire  de manière très ouverte, très libre, sans esprit de système, ni surtout obsession pédagogique ; avant de lire cette fiche, reportez-vous  tout de suite à la conclusion !

 

Introduction théorique et pratique

 

voir Agnès Florin, Parler ensemble en maternelle, ed. Ellipses, 1995, pp.169-176 (chapitre : L'initiation à l'écrit)

 

- Dans notre société "scripturale", oral et écrit sont en interaction : l'oral s'enrichit et se structure à mesure que les enfants découvrent des modèles qui procèdent de l'écrit. En maternelle, ce sont d'abord toutes les activités autour du RECIT qui mettent en jeu cette interaction.

 

-      Une tendance est aujourd'hui de privilégier le récit de fiction (= les albums) : initiation très importante aujourd’hui inscrite dans le programme

 

Encore faut-il, même dans ce domaine littéraire, inscrire une certaine diversité

 

- toutes sortes de récits (pas seulement les contes, mais aussi pourquoi pas les récits fantastiques…

 

- toutes sortes d'écritures (intérêt des albums de PEF par exemple ou de Yak Rivais, parce qu'ils invitent à jouer avec les mots, y compris leur graphisme…)

 

- toute la palette des écrits (la culture du pays d'origine entre dans les familles avec la parabole, et certes dans une moindre mesure - le journal venant de Turquie, du Maghreb ou des Balkans…en tous cas cette culture de presse mérite d'être valorisée aussi d'un point de vue multi-culturel…) + les écrits de presse qu'on trouve devant les caisses des supermarchés : télé-poche, etc. + les imprimés dans les boîtes aux lettres, PAC, PAM, et autres Paru-Vendu, etc.

 

-      la DIVERSITE permet la comparaison, et par là l'échange oral

 

Une autre piste est de travailler sur des informations qui amènent de l’ANORMAL. De ce point de vue les journalistes sont très forts. Mais d’abord un peu de théorie.

 

Cette  remarque d’Agnès  Florin peut nous faire réfléchir  :

 

Florin cite une expérience de Bruner avec des enfants de 4 ans. On leur raconte une histoire très classique mettant en scène l'anniversaire d'une petite fille, et on greffe là-dessus des variantes non normatives : la petite fille est malheureuse, ou bien : au lieu de souffler elle jette de l'eau sur les bougies. Ce type de transgression entraîne 10 fois plus d'inventions de la part des enfants que si on leur propose un échange sur une histoire banale. Interprétation de Bruner : "'des enfants de 4 ans peuvent ne rien savoir d'une culture ; ils savent cependant ce qui est conforme aux normes, et ils cherchent avec passion un récit qui permette de rendre compte de ce qui ne l'est pas."

 

Des albums sont construits sur ce principe, et j’en mentionne deux que j’ai trouvés à la BCD très récemment, pour enrichir ma fiche sur la cloche :

 

TULLET Hervé : Mais qu’est-ce qui cloche ? Seuil Jeunesse.

Construit sur le principe des questions répétitives et du « jeu de coucou », l’album fait naître la surprise (et donc peut générer du langage) en juxtaposant une image « normale » et le même image avec un détail qui la rend anormale. C’est un album pour la section des petits.

BILLOUT (Guy), Il y a quelque chose qui cloche, Harlin Quist.

Cet album plus difficile présente des images hyperréalistes, avec un titre réduit à un nom commun. Les images contiennent un petit détail anormal. C’est manifestement inspiré de Magritte. Par exemple deux skieurs se croisent sur une piste de ski. Mais l’un des deux skie en montant. Titre : « Rencontre ». Peut être testé en GS, mais à mon avis plus accessible aux cycles 2 et 3 (et peut inspirer des productions en arts pla).

 

- mais on peut aussi sortir de la culture des albums, et rechercher de tels supports de langage dans la presse, et notamment dans certaines pages de pub de magazines (choisir plutôt la couleur et l’esthétique, et si possible l'humour...). Voir les publicités EDF et Guerlain...

 

Le journal (écrit et surtout télé) a cette fonction de miroir, comme tout un pan des albums : il fournit des représentations du monde dans lequel les enfants vivent, et il peut être intéressant de les faire travailler et parler sur ces représentations…

 

Un autre intérêt de la presse : elle fournit des supports  pour orienter les échanges oraux dans d'autres directions que la fiction

(Florin : 70% des questions en séquence de langage porte sur "qu'est-ce qui va se passer ?" et seulement 10% invitent les enfants à vérifier leurs connaissances générales, et 5 -10% les invitent à se reporter à leur expérience personnelle"

 

- et surtout l'initiation précoce à la culture des écrits (de tous les écrits) amène les enfants à entrer dans la dimension (problématique en maternelle) du METALANGAGE. Parler des écrits, c'est poser la langue en objet, et cette compétence est très importante, elle est même un pronostic des difficultés ou des réussites futures… Ainsi, en GS, l’analyse de la publicité pour les parfums Guerlain amène les enfants à utiliser les mots « pages de publicité », surtout si le maître prend soin d’apporter le magazine où il/elle a trouvé cette publicité. Et justement « magazine » : voilà encore un mot, différent de « journal ».

 

Et maintenant des pistes concrètes

 

 SENSIBILISATION 

 

1° principe

Avant de s'approprier un objet culturel, une familiarisation est nécessaire. On ne commence pas la séquence d’apprentissage dès le premier jour, et surtout pas sur des photocopies quand on travaille avec la presse !

 

Un projet presse en maternelle n'a de chance de "prendre" que s'il fonctionne dans la durée (au moins celle d’un stage R3, mieux encore R4, et plus tard, sur toute l’année, avec quelques temps forts).

 

Une idée : plusieurs jours de suite, installer une table avec le journal au moment de l'accueil (M peut apporter ce journal, le déplier, le lire quelques instants, le poser…) Observer au jour le jour ce qui se passe. Et il y a des chances pour qu’il ne se passe rien… du moins dans la verbalisation.

 

 

le SAC D’IMPRIMES, idée d’atelier de langage

 

On pourrait commencer par les représentations des enfants…

 

Aujourd'hui je vous ai apporté tout ce que j'ai lu pendant cette semaine. On sort du sac (un roman, un ouvrage de didactique lu pour le mémoire ( !!!), un album, un journal, un catalogue de la Redoute, un magazine, un journal de petites annonces, une lettre ou une carte postale, etc.). Est-ce que vous pouvez dire dans lequel j'ai trouvé la météo, des choses que maman va acheter à Cora, le programme de la télé, des photos des enfants de l'école maternelle, des photos de match de football, et une histoire ?

 

A ce stade, les enfants ne touchent pas les supports

 

on discute

 

2° principe : la motivation / le désir de recherche

 

langage et situation problème (avec les grands : on insistera plus sur la construction du concept de « journaux et magazines » et sur le métalangage)

 

langage et vécu (avec les P et le MP : on aura une démarche plus ouverte, en valorisant davantage les liens que les petits peuvent faire entre l’observation et  leur vécu : moi ma mamie…)

 

Ensuite, des démarches plus précises

 

Une autre idée d’atelier de langage : OBSERVER DES UNES

 

3° principe :

 

même dans la section des petits, on table sur un enfant intellectuellement "actif" ; toute activité de perception est catégorisante ; à partir de là l'enfant sera peut-être capable de repérer dans une série de journaux qui se ressemblent celui qui est différent…par là commence la construction des concepts ; on peut imaginer une série de petites séquences de langage évolutives, à partir de paires de journaux différents, à adapter selon les niveaux :

 

On pourrait afficher au coin regroupement  d'un ensemble de unes de journaux en plusieurs langues

 

- quels sont les points communs ?

 

- on énumère des composantes du journal et de la "une"

 

 

- Alsace et journal arabe ou chinois

- Alsace et DNA

- deux journaux DNA de jours différents

 

qu'est-ce qui est pareil ? qu'est-ce qui est différent ? pourquoi les deux journaux ne sont pas pareils ?

et attendre la production d'énoncés du genre :

* celui-là, il est écrit en français / celui-là il est écrit en arabe ; les écritures, ça n'est pas pareil ; en français, les lettres, ça ressemble à… / en arabe, en chinois les lettres ça ressemble à

* ça c'est le journal d'aujourd'hui / ça c'est le journal d'un autre jour

Au passage : c’est toujours ce travail de comparaison fait entrer dans le métalangage des écrits…

 

Et des pistes pour imaginer, sentir, créer…

 

En maternelle, les découvertes marquantes passent par le corps, mais il importe de ne pas couper le corps de la culture…

 

D’où un

4° principe  :

 

- "usage et culture"

- à l'école maternelle, le contact sensoriel avec le journal est important (voir les 5 grandes orientations)

 

- mais les démarches gagnent à s'insérer dans un parcours culturel cohérent

 

culture :

par usage "culturel" du journal, on entend l'ensemble des "usages sociaux", où l'on voit que la "culture" est un concept bipolaire, défini par un bas et un haut, traversé par l'idéologie ou encore "un système de valeurs" ; le journal sert à me faire une opinion, à m'informer, à me distraire, à me renseigner ; ce sont là ses usages nobles ; mais il sert aussi à une série d'usages domestiques, triviaux et non symboliques comme le séchage des chaussures mouillées en hiver, ou la protection des travaux de peinture…  Parfois, pour un enfant du cycle 1, le contact avec le journal se résume à ça… Mais évidemment, le rôle de l’école, c’est de privilégier les usages qui relèvent du « symbolique »

 

Notre principe consiste à enrichir ces usages  culturels, et ce dès la maternelle.

 

Il faut donc prévoir des activités qui permettent ce contact sensoriel, tout en ayant du sens (= il suffira dans un premier temps qu’elles soient ouvertes sur le symbolique). En maternelle il y a l’embarras du choix. En voici quelques-unes, sans les développer :

- trier des albums et des journaux yeux bandés ; très important : la verbalisation (langage en situation)

- idem : des journaux différents, à trier, yeux bandés, selon leur format, la texture du papier (glacé ou mat), l’épaisseur, voir l’odeur (comparez celle de L’Alsace et celle de Paris-Match : pas du tout pareille !) ; et là encore on verbalise

- en graphisme avec de gros feutres, avec les petits et le moyens, sur des pages locales dépliées : suivre les colonnes en faisant des traits verticaux, du haut vers le bas ; encadrer les photos (attention : choisir les pages : éviter les accidents, il y a le choix)

- fabriquer de la pâte à papier (voir arts pla et technologie)… et créer (et on pose le concept de recyclage !)

 

Approfondissements

 

Des activités vers la construction du petit lecteur de presse…

 

 

Selon la « loi de proximité », toute  information est sélective ;  le récepteur a tendance à réagir plutôt d'abord aux informations qui lui sont proches, étant entendu que la proximité n'est pas seulement spatiale. Même l'enfant de maternelle est un lecteur potentiel. Qu'est-ce qui va capter son attention ?

 

 Que peuvent-ils repérer ?

 

* dans la mesure où l'information est une FORME, les enfants peuvent apprendre à repérer ces formes, et à les maîtriser progressivement

 

* les médias sont caractérisés par une multiplicité de CODES, où le code écrit prédomine, mais aussi d'autres (logos, photos, titrages, mise en page, etc.) qui ont un plusieurs avantages :

 

a) ces codes sont très variés, mais aussi relativement stables et conventionnels

l'enfant peut les repérer :

ex : la photo de presse

(d'abord la photo opposée au  texte ; ensuite l'ensemble : la photo avec sa légende – le crédit sera pris en compte aux cycle 2 et 3)

b) ces codes restent stables, alors que le support change tous les jours : 300 "unes" /an quand on y réfléchit, rien qu’en France pour chaque quotidien national et/ou régional

 

et la possibilité de faire toutes sortes d'opérations relevant du FAIRE : surligner, découper, coller

 

1. La "une"

On pourrait, par exemple, chaque jour montrer au grand groupe, lors du rituel du matin, la une du régional, puis l'afficher. La verbalisation pourrait porter, notamment sur la photo de une. En comparant la une du jour avec la une antérieure affichée, les enfants repèrent des élément qui sont conservés, d'autres qui changent. On nomme des éléments, et cela peut être assez à ce stade.

Attention : en maternelle un filtrage des unes s'impose. Pas question de travailler sur des unes non préparées, non filtrées. La maternelle n'est pas le cycle 3, et encore moins une école de journalisme ! Les unes des DNA sont souvent plus paisibles que celles de L'Alsace. Cela n'a pas grande importance de travailler sur les nouvelles du jour, pourvu que les journaux choisis soient assez récents.

On peut aussi travailler à partir des unes du JDE ou du Petit Quotidien. Il en existe aussi une version Play Bac pour la maternelle, le Quoti. Ces journaux pour enfants ont l'avantage d'être plus facilement manipulés.

 

2. Le titre en manchette

- travail sur la lettre

- travail sur les mots

- travail sur les informations contenues dans cette partie (date, numéro, prix)

 

Prolongement :

à mesure que les enfants découvrent de nouveaux titres, construire un kiosque avec présentoir et journaux pliés

(rappel : les journaux sont en principe pliés pour être rangés dans le présentoir du kiosquier ou du buraliste, et la une est conçue en tenant compte de cette pliure ; mais cette règle de la pliure, toujours valide pour les grands formats, devient plus relative avec les formats tabloïd ; elle n'est pas pertinente pour les journaux pour enfants).

 

3. Les types d’écrits de presse repérables à la silhouette et aux indices non alphabétiques

 

En maternelle, on ne retient que les types aisément repérables par leur silhouette, mais à la réflexion, il y en a une belle quantité, depuis la une (avec certaines de ses composantes comme la photo, ou le nom du journal, ou le titre en manchette) jusqu’à la recette de cuisine, en passant par les petites annonces, et le cahier « sports »…

 

dans chaque cas il est très important de verbaliser = dire comment je reconnais, et pourquoi je nomme

Prolongement : en atelier, les enfants peuvent coller sur les pages du numéro de jeudi les articles pris dans le journal de vendredi.

 

on peut manipuler des pages publicitaires ; par exemple :

* yeux bandés, trier papier journal / papier glacé

* yeux bandés, trier les imprimés pliés / les imprimés agrafés

* par l'observation repérer les journaux par leur format (ce qui est plus petit est magazine ou pub)

* par l'observation trier les photos noir et blanc et couleur

* faire un 2°tri en regardant où sont les "écritures"

On peut aboutir à une partition (sommaire, donc révisable)

 

Page du journal

Page de publicité

 

 

papier journal

papier glacé

noir et blanc

couleur

écriture en bas de la photo

écritures dans la photo

DNA ALSACE journaux pliés

PAM journal agrafé

gens pas toujours contents(?)

gens toujours contents (?)

 

C'est en multipliant les essais, les comparaisons, les conclusions provisoires qu'on aboutira à des marques typologiques stables

 

COMMENTER L'INFORMATION / vers la revue de presse…

 

Parce qu'il met en jeu la verbalisation, c'est un axe important du projet presse en maternelle.

 

5° principe

On partira souvent d'une photo de presse. Mais on peut aussi travailler sur les publicités trouvées dans les magazines. Pour générer du langage, l'image retenue gagne à être étonnante. Dans ce cas, l'entretien va susciter la formulation d'hypothèses et la vérification.

par exemple

 
Maman fait la cuisine sur trois bougies !   Un monsieur visite le musée en ballon !

L'observation peut inclure les "écritures" : EDF et Guerlain, et on peut aller jusqu'à l'indexation finale de l'image : "c'est une publicité". Penser à apporter le magazine d'où elle est tirée.

Voici une autre image, qui pourrait servir de support :

I   Il s'agit de la une des DNA de lundi 6 février 2006. A juste titre, peut-être, le groupe de PE2 avec lesquels j'ai abordé ce support, a considéré qu'il ne pouvait pas intéresser de petits élèves de maternelle.Voir une trace de ce débat sur la page didactique. Les étudiants ont encore une autre raison de rejeter un tel support, car, en l'observant de près, on constate que rien sur cette photo de presse ne permet de reconnaître des joueurs de handball ! La scène est très difficile à interpréter. Des enfants imagineront peut-être que ce sont des gens contents de voir qu'il neige, prenant les confettis pour des flocons! Mais justement, en partant de ce non intérêt présupposé, et du caractère indécidable de la photo, n'y a-t-il pas là matière à CONSTRUIRE LE QUESTIONNEMENT ? Voir l'extrait de Michel Grandaty, sur lequel nous avons déjà médité, et qui révèle ici toute sa pertinence, lorsqu'il insiste sur la nécessité de construire avec des enfants petits une culture commune, avant de mettre en place les "apprentissages" ?

Grandaty

On peut faire une collection d'images rangées sous transparent dans un grand classeur, ce qui permettra aux enfants de les manipuler seuls, à d'autres moments.

 

* possibilité de travailler sur une page masquée que l'on découvre progressivement

(à partir de la UNE)

 

revues de presse thématiques :

* ce qui s'est passé à Wittelsheim

* une information sportive (avec catégorisation des sports)

* la recette de cuisine du jour...

 

Les pages locales, parce qu'elles sont riches en indices familiers à l'enfant, peuvent être le support de ces toutes premières revues de presse (à condition de les avoir bien sélectionnées : le travail de préparation en amont est important)

 

 

On peut suivre la METEO et comparer au jour le jour le temps annoncé dans le journal et le temps qu'il fait

 

Ensuite la revue de presse du jour peut donner lieu à un "journal de la classe" où les photos sont rassemblées, remises en page, re-légendées avec les commentaires des enfants (dictée à l'adulte).

 

On s'achemine ainsi vers l'idée d'une production...

 

 produire un journal en maternelle

 

un journal pour la maternelle : oui, mais comment ?

 

Ceci nous emmènerait  vers une autre fiche ! Voir sur le terrain des circonscriptions les tentatives qui ont été faites.

Alain Moritz, PEMF à l’école maternelle des Violettes, dans la ZUP de Colmar, produisait régulièrement jusqu’à 2005 un journal télévisé, avec présentateur, documents vidéos, textes et reportage. Pour en savoir plus, le contacter.

 

En conclusion

 

Dans ce domaine de la production, qui bouge beaucoup, internet et le phénomène des blogs sont certainement à prendre en compte, mais ça c'est plutôt pour le cycle 3. Et peut-être parce que je reste un héritier de la galaxie Gutenberg, et aussi pour des raisons d’ordre éthique et didactique, je continue de penser qu’une mission de l’école est de former des lecteurs de la presse imprimée.  Au cycle 1, d’ailleurs il ne s’agit pas de faire de cette sensibilisation à la presse l’alpha et l’oméga de tous les projets. L’enjeu majeur reste l’ouverture à l’imaginaire, et pour cela le journal n’est bien sûr pas le meilleur inducteur. Cette mise au point étant faite, il peut avoir une place éminente parmi  la culture des écrits.

Toutes ces pistes sont soumises à votre discussion. On peut m’écrire (voir page d’accueil).